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JUNCTiO

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joindre des mondes

JUNCTiO est né de l'envie de questionner les normes de notre époque, qu'elles soient capitalistes, sociales, sexuelles. Comment inventer des formes qui perturbent les règles admises cent fois et appliquées tout autant ? Imaginons un théâtre souple, moins contraint, un art qui sort du cadre. Un théâtre qui prend les devants.

JUNCTiO croise l'écriture, le théâtre, le cinéma, la photographie et la performance. Ces croisements emmènent notre regard hors des routes tracées et réactivent nos imaginaires à rebours du consumérisme.

JUNCTiO est un laboratoire sensoriel. Nous tissons nos expériences intérieures avec le monde extérieur. Notre travail explore la relation entre l'espace et le temps aujourd'hui. Où trouver des zones d'échanges entre la vie et l'art ? Comment le corps trouve-t-il sa place au milieu de l'accélération et de la virtualité ? Inventons un théâtre comme une ruche d'expérimentations.

 

 

 

 

 

 

ACTUeL

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CE QUE J'APPELLE OUBLI de Laurent Mauvignier - en tournée

 

Texte Laurent Mauvignier / Mise en scène et scénographie Sophie Langevin / Dramaturgie Youness Anzane / Comédien Luc Schiltz / Création musicale et jeu Jorge De Moura / Chorégraphie Emmanuela Iacopini / Scénographie et costume  Sophie Van Den Keybus Lumières et régie plateau Jef Metten / Assistanat mise en scène Jonathan Christoph  / Chorégraphie Emmanuela Iacopini /  Kalaiselvi  Lecointe Diffusion / Rébiha Djafar Adminsitration de production 
crédit photo Bohumil Kostohzyz, Sofie Knijff

Une production JUNCTiO / Coproductions CAPE (Centre Culturel des Arts Pluriels d’Ettelbruck), Kinneksbond (Centre Culturel de Mamer)
Soutien du Ministère de La Culture de Luxembourg, NEST (Centre Dramatique National Transfrontalier de Thionville), Fundamental Monodrama Festival, Kultur | Lx

Un homme entre dans un supermarché. Dans le rayon des boissons, il ouvre une canette de bière et la boit. Quatre vigiles surgissent, l’encerclent et l’emmènent dans la réserve. Là, ils vont lui tomber dessus et au milieu des conserves, ils vont le battre à mort. Pour rien. Un narrateur s’empare de cette histoire. En une phrase qui ne finit pas, il s’adresse au frère. Il met des mots sur cet impensable. Il cherche à comprendre les mécanismes qui ont produit cette tragédie. Comment on peut mourir pour rien. Il tente de faire entendre ce que la victime a ressenti. Il traverse ce que sa vie a été ; une vie marginale qui ne laisse pas de traces. Comme peut-être ceux qui étaient face à lui. L’on navigue entre les coups — auxquels la victime ne peut échapper et qui font un bruit mat — et sa vie dehors et le monde tout autour ; sa famille et celles des vigiles et la société, qui a d’une certaine manière peut-être participé à cela.
À travers ce récit, le narrateur tend un miroir à notre société contemporaine et réussit en même temps à nous relier à l’humanité, dans le fracas de l’isolement produit par l’individualisme et la cécité face à l’altérité.

Et l’on en ressort vivant.

(…) ma mort n'est pas l'événement le plus triste de ma vie, ce qui est triste dans ma vie c'est ce monde avec des vigiles et des gens qui s'ignorent dans des vies mortes comme cette pâleur, cette mort tout le temps, tous les jours, que ça s'arrête enfin, je t'assure, ce n'est pas triste comme de perdre le goût du vin et de la bière, le goût d'embrasser, d'inventer des destins à des gens dans le métro et le goût de marcher des heures et des heures (…)*
*Ce que j’appelle oubli 

 

Note d’intention

« Un terrible accroissement de la haine mutuelle et une irascibilité à peu près universelle de chacun à l'égard de tous » Hannah Arendt - Vies politiques,1956

« Aujourd'hui, dans un contexte de compétition accélérée et d’inégalités accrues qui favorise l'impression qu'il n'existe ni société, ni état, mais seulement la guerre de tous contre tous, les individus y sont directement exposés. (...) Cette réaction négative à l'existence de l'autre où l'envie se mêle à une impression d'humiliation et d'impuissance, s'étend et s’approfondit. » Pankaj Mishra - L’âge de la colère, 2017

J’ai découvert Ce que j’appelle oubli à sa parution. Ce fut un choc. J’ai ressenti un ébranlement. La sensation glaçante d’une brutalité en action. Paradoxalement à travers cette violence, le sentiment qu’une main m’était tendue, comme une grande consolation fraternelle. Ce que j’appelle oubli nous plonge dans un mouvement vertigineux, en va et vient, fait de bruits, de coups et de fracas où la respiration suspendue est proche de l’étouffement. 

Depuis la sortie de ce livre écrit quelques mois après le meurtre, le monde s’est encore durci. Les sociétés sont fracturées, une violence sourde et systémique commence à poindre, des frontières naissent, des murs se dressent, il y a une sorte de méfiance qui émerge entre les gens ; entre ceux et celles qui n’appartiennent pas aux mêmes classes sociales. La peur créée le rejet, la peur distance. Cet état de défiance pousse à juger l’autre qui n’est pas semblable. A mépriser celui qui failli. Il y urgence à s’occuper du monde des humains, celui qui nous relie et à s’occuper de ses maux. Lumineux et désespéré contre la « petite » barbarie en action, ce texte a la puissance bienveillante d’un élan vital pour que l’humanité ne sombre pas dans l’incapacité à regarder l’autre et à l’accueillir. 


Laurent Mauvignier a les mots qui nous consolent.

Comme avec le personnage de Mona dans « Sans toi ni loi » d’Agnès Varda qui meurt de froid dans un fossé, Laurent Mauvignier reconstitue le parcours de cet homme, de façon morcelée, chaque nouvelle pièce retrace un bout de son destin, celui d’un marginal qui a un temps été inscrit dans la société mais qui ne l’est plus. Peut-être par choix. Et comme pour  Mona, cette « liberté » dérange, bouscule, peut-être est-elle le déclencheur de cette haine sans limites qui s’est abattu sur lui. On ne le saura pas. 

 

pourquoi vous m’avez méprisé,moi ?

 

« (...) cette blessure quand il se serait demandé, pourquoi vous m’avez méprisé, moi ? est-ce que c’est vraiment à cause d’un survêt et d’un tee-shirt ? de mes cheveux ? de mon visage ? de mon allure ? est-ce vraiment pour ça que vous avez cru pouvoir vous défouler sur moi ? (...) »

Il y a peu, je suis rentrée chez moi assez tard et dans le petit hall, sous les boîtes aux lettres dormait une femme dans un sac de couchage, à même le sol. Le néon s’est allumé et elle s’est réveillée. J’étais là avec ma clé, prête à ouvrir la seconde porte.  J’allais rentrer au chaud, chez moi. Je n’ai pas pu l’ignorer. Impossible. Je lui ai parlé, elle m’a racontée son histoire, sa misère et je l’ai l’invitée à venir dormir au chaud. C’était la première fois que je faisais ça. Je lui ai offert à manger, puis elle a pris un bain. Le lendemain matin, j’ai dû la réveiller. Nous sommes sorties et elle est repartie dans la rue. Un jour, elle est revenue me demander de l’argent. Et j’ai réalisé en la voyant à nouveau, que j’avais eu envie de l’oublier.
Et j’ai eu envie de pleurer.

Le texte de Laurent Mauvignier a pour moi la puissance d’un chant pour tous ceux et celles qu’on oublie, contre ce monde brutal qui donne à la pauvreté et à la marginalité la couleur du rejet. 

 

La presse en parle :

« Ce que j’appelle oubli est un cri du cœur, un monument funéraire qui tente de redonner une vie, une épaisseur à une vie cachée derrière un nom apparu en quelques lignes ou minutes dans les médias » Jérôme Quinqueret, Tageblatt 

Toujours dans une esthétique rafinée, Sophie Langevin parvient à créer un équilibre entre la cruauté et l’humanite (...) Luc dégage une immense humanité qui libère le texte de cette spirale de violence. Dans le Luxembourg d’aujourd’hui où l’on balaie actuellement les moins favorisés de la rue, cette création est extrêmement importante. Jef Schinker, Radio 100.7

« Sophie Langevin dans un travail très sobre et efficace met en valeur le texte qui donne au comédien Luc Schiltz l’occasion de montrer l’émotion contenue qui l’habite (...) sa performance réussit à maintenir la tension et à accrocher le public dans le rôle de ce narrateur » Josée Zeimes, Lëtzbuerger Land

 
 
 
 

 

PORTRAITS EN CHAMBRE

 
 

Portraits en chambre se situe dans la continuité de L’appartement qui ne dormait pas. Ce sont des performances sur l’intime saisi dans un lieu et une temporalité suspendue. Comme si le temps pouvait s’arrêter et se recomposer d’une autre manière.

Cette forme courte (+/-6 minutes) offre, à travers des portraits de femmes, d'observer, d'écouter notre époque bouleversée par un monde en conflit, une accélération du temps, une impossibilité à transformer notre modèle de société. Qui est tiraillée par des extrêmes et par la perte du collectif. Enfin, une société où les repères sont interrogés, bousculés, notamment sur la question du genre qui modifie nos métronomes intérieurs et la carte intime.
Une société en alerte.

Un double mouvement est recherché ici : d'abord, l'écriture qui dévoile les contradictions humaines, nos ambivalences, nos fragilités, notre puissance. Puis ces mouvements vers « l’autre » auquel sont invités les spectateur.rices /observateur.rices sont renforcés par la position qu'ils/elles occupent. A une distance courte mais contrainte puisqu’elles/ils voient-écoutent-observent par un interstice, ou dans la position privilégiée d'etre seul.e. dans une salle avec la figure performée. Ils/elles deviennent complices de l’histoire qui peut aussi devenir la leur. Cette proximité et la solitude nécessaire est renforcée par le texte joué au casque.

Dans ces tableaux, le décor fait partie de l’histoire. C’est même à partir d’un élément scénographique que commence la narration et qu'elle s’écrit. Comme une mise en abîme à travers un lieu, un espace. Le lieu comme écho au corps scénographié.

 

Extrait - Elle avait la main de sa fille dans la sienne

(...) Elle avait mis ses vielles chaussures qu’elle trimballait depuis longtemps déjà et qui lui ressemblaient – un pas donc. Cette nuit-là pour. Arrêter la destruction de sa fille. Désintégration s’était-elle dit ; le matin même, l’observant assise devant son petit déjeuner et comprenant soudainement ce corps comme en chute, en dedans, comme un bloc de glace se décrochant d’une paroi, le son ricochant l’horizon à l’infini. Devant ce bol de céréales que sa fille regardait fixement et qu’elle ne réussissait pas à avaler. Les flocons d’un coup devenus pierre et ciment comme ces carrelages glacials de cette nuit-là. Glacial comme l’innommable. Figés comme le cri sourd. Celui de la gorge pétrifiée. Elle l’avait perçu ce matin-là dans le silence de la pièce, d’un seul coup déchiré par l’aboiement du chien du voisin. Elle avait vu d’un coup sa fille disparaître et devenir ombre d’elle-même. Et alors, elle avait entendu, le son de ce cri muet qui ne s’entendait car il ne pouvait pas se dire. Le son hurleur du silence de l’enfant qui ne sait pas que ce qui arrive ne se fait pas. Mais qui sait que cette chose dépasse une frontière ; celle de son intime, qu’elle ne peut pourtant pas nommer car ce n’est encore qu’une enfant. 

DATeS

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juin 2024


vendredi 14 juin, 20:30 — 22:00
CE QUE J'APPELLE OUBLI - Institut Français du Congo / BRAZZAVILLE

INSTITUT FRANCAIS du CONGO 
BP 2141, N1 Brazzaville, République du Congo

lundi 17 juin, 20:30 — 22:00
CE QUE J'APPELLE OUBLI - Festival Dol'En Scène de - La Biennale des Petites Formes Théâtrales de Dolisie / CONGO

Festival Dol'En Scène - La Biennale des Petites Formes Théâtrales de Dolisie)
ESPACE TINÉ Dolisie - Congo

PRODUCTIOnS

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HOMME SANS BUT de Arne Lygre

 

LA PRESSE :
https://www.tageblatt.lu/headlines/les-meilleurs-prennent-les-couleurs-des-pires-homme-sans-but-darne-lygre-dans-une-mise-en-scene-de-sophie-langevin/
 

Texte Arne Lygre / Mise en scène Sophie Langevin  Scénographie et costumes Anouk Schiltz, collaboration Denise Schumann / Vidéo et assistant mise en scène Jonathan Cristoph / Créateur sonore Pierrick Grobéty / Créateur lumières Daniel Sestak / Technique son Firmin Bernard / Maquillage Zoé Ewen / Peintres Noémie Tudoux et Tiziana Raffaelli / Directrice de production Dani Jung/ Comédien.nes Garance Clavel, Denis Jousselin, Marie Jung, Régis Laroche, Francesco Mormino et Läetitia Pitz
Une production du Théâtre National de Luxembourg / Coopération JUNCTiO
Crédit photo ©Boshua

À l’embouchure d’un fjord, un homme veut bâtir une cité conçue selon ses rêves : là, dans cette ville aux maisons rouges, il entretient avec un frère, une ex-femme, une fille  ou du moins sont-ils présumés l’être – des rapports régis par l’argent, les rétribuant pour qu’ils se comportent suivant son « bon vouloir »

Cette pièce minimaliste et épique de l’auteur norvégien Arne Lygre, met en jeu notre rapport au réel. A l’argent et au pouvoir. Au vrai et au faux. A l’heure où nous avons collectivement plongé dans la fabrication d’un autre moi sur le fil de nos murs virtuels et où le pouvoir d’achat et devenu le maître mot du bien-être de nos sociétés. Il est vertigineux d’imaginer un Peter qui peut s’acheter une ville, une famille, des sentiments et créer une illusion... Homme sans but est une pièce féroce, drôle et cynique sur notre monde contemporain où l’artificialité tient peu à peu lieu de réel où pousse le doute et non loin de là un vide destructeur.

Derrière celle qui prétend avoir été ma femme.

Qui es-tu ? À quoi tu penses ? Avec qui parles-tu ?
Quelles sont tes raisons de vivre ?


À part mon argent, je veux dire.

Je ne te connais pas.

« L’écriture d’Arne Lygre est extrêmement sobre, elliptique, concrète, composée de phrases courtes, comme une partition musicale avec ses rythmes, les reprises des thèmes, des phrases, des mots. Les personnages s’expriment à la première et la troisième personne, ils pensent à haute voix, se racontent comme s’ils se regardaient de l’extérieur. On ne sait rien d’eux en dehors de ce qu’ils disent eux-mêmes. Comme suspendus entre le passé et le futur, ils tentent de créer leur propre histoire. » Claude Regy

https://www.tnl.lu/homme-sans-but

 
 

 

1115_homme_sans_but__presse.pdf1126_the_lecture8_final.pdf

EKINOX - LA FÊTE DES RÊVES

 
 
 
 
 

Le 24 septembre, les habitant.e.s d'Aumetz et du territoire sont convié.e.s à prendre place à un Grand Banquet des rêves d'Aumetz. Sur la place principale se prépare un grand cérémonial populaire. Dans cette féérie, les mois de coopération artistiques seront restitués à travers un grand spectacle convivial : restitutions sonores, textuelles, visuelles et en jeu. Pour la création de cette soirée où nous transformons Aumetz en théâtre à ciel ouvert, nous nous sommes appuyés sur ce que racontait la ville. Elle avait envie de renouer avec une fête populaire, à l’image de la métamorphose qu’elle a vécu en 1931, lors d’une cérémonie oecuménique. Elle avait envie que l’on danse sur sa place et que l’on circule dans ces rues la nuit, pour aller au bord d’un champs. Nous avons imaginé une fête de rêve qui commence par un banquet sur la place, à l’image d’une veillée où acteurs et publics racontent leurs rêves pour ensuite plonger ensemble dans un rêve grandeur nature et finir par un bal jusqu’au bout de la nuit.


Orchestration des rêves Alexandra Tobelaim, Sophie Langevin, Fabienne Aulagnier  Scénographe Hervé Coqueret  Compositeur Olivier Mellano Auteurs Jean-René Lemoine, Jean-Philippe Rossignol Anthropologue des rêves Arianna Cecconi / Plasticienne Tuia Cherici Compagnie l’Insomnante Claire Rufin, David Bouvard, Aline et Vincent Beaume Compagnie Rara Woulib Julien Marchaisseau, Pierrick De Salvert, Alexandra Satger, Vincent Salagnac Cuisiniers Thierry Casoni, Pierre Schaffer Costumes Karine Marques Ferreira Musiciens Claire Vailler, Vincent Ferrand, Yoann Buffeteau, Lionel Laquerrière Comédiens Lucile Oza, Carlos Martins, Aude- Laurence Biver, Brice Montagne, Laure Roldan, Isabelle Bonillo et les comédiens de l’Académie de l’Union de Limoges: Siméon Ferlin, Youness Polastron, Adelaïde Bigot, Richard Dumy, Lucile Dirand, Joris Rodriguez, Luka Mavaetau, Roxane Coursault-Defrance, Robinson Courtois, Marianne Doucet Création et régie lumière Alexandre Martre Création et régie son Emile Wacquiez Direction technique Christophe Guilloret Régie générale Jean Huleu Danseurs Génération Country,  Choeurs du territoire Les Voix de l’Est, Home Sweet Home, Mosaïque, Mireille Raconte et le groupe amateur de Thionville

 

LA FÊTE DES RÊVES est le deuxième volet d'EKINOX. 
EKINOX est un projet initié par le NEST
/Centre Dramatique National du Nord-Est à Thioville dans le cadre la Capitale de la Culture Européeene ESCH22. Ce projet en deux volets (equinoxe de mars et de septembre) cherche à explorer le sommeil et le vaste continent des rêves. Une expérience totale, à la fois cérébrale et sensorielle, artistique et scientifique. Un collectif d’artistes, chacun.e.s à leur manière, a été réuni pour aborder ces questions. Alexandra Tobelaim, metteure en scène et directrice du NEST - conceptrice du projet  / Fabienne Aulagnier- co-conceptrice et directrice de prodution / Claire Ruffin, La Cie L'insomnante /Julien Marchaisseau, metteur en scène et Adrien Maufay, scénographe, La Compagnie Rara Woulib / Arianna Cecconi, anthropologue et Tuia Cherici, vidéaste / Sophie Langevin, metteure en scène, Cie JUNCTiO

L 'APPARTEMENT QUI NE DORMAIT PAS

INSTALLATION PERFORMATIVE
4 pièces. 4 histoires. 4 insomnies
4 tableaux en chambre de 5 '
https://vimeo.com/manage/videos/769873784

 

"L’insomnie est un monde en soi, elle a ses règles et ses raisons d’être"

L'appartement qui ne dormait pas
Une femme, sur un lit, dans une chambre à la lumière clair-obscur.
Des garçons et des filles, autour d’un canapé, devant la télévision.
Une femme assise de profil à une table de cuisine.
Un homme et son reflet dans le miroir d’une salle de bain.

Ces personnages forment des tableaux photographiques qui composent cet appartement qui ne dormait pas. Le public déambule dans l’espace clos de l’appartement, avec pour seul accès quelques angles, comme des lucarnes. Pour chaque séquence de la visite, on écoute une voix off, au casque, qui raconte des instants de vie. Passé-présent, comme autant de désirs et de questionnements. Les images semblent fixes, les corps immobiles. Pourtant, le mouvement de la voix rend proches ces biographies lointaines.

L’appartement qui ne dormait pas révèle l’expérience intérieure de personnages qui sont comme nos doubles.

Le temps des nuits blanches ou grises (les entre-coupées) est entièrement mobilisé pour essayer de retrouver le cours du sommeil. Pendant ces heures particulières, le temps lui-même ne dort pas, il devient à son tour corps, il perd son abstraction parce qu’il est compté, ressenti dans son écoulement. Au coeur de la nuit, le temps devient vivant. Les nuits dessinent des songes et une réalité dont la forme est notre inconscient.
C'est à un voyage inattendu que nous vous invitons.

Conception, écriture, mise en scène Sophie Langevin Scénographie  Sophie Langevin et Hervé Coqueret Avec Denis Jousselin, Célestin Alain-Launay, Youness Polastron, Adelaïde Bigot, Richard Dumy, Luka Mavaetau, Sophie Langevin, Hélène Luizard, Marianne Doucet / Photo Bohumil Kostohryz

 
 
 

L’appartement qui ne dormait pas a été conçu et créé pour EKINOX. 
EKINOX est un projet initié par le NEST
/Centre Dramatique National du Nord-Est à Thioville dans le cadre la Capitale de la Culture Européeene ESCH22. Ce projet en deux volets (equinoxe de mars et de septembre) cherche à explorer le sommeil et le vaste continent des rêves. Une expérience totale, à la fois cérébrale et sensorielle, artistique et scientifique. Un collectif d’artistes, chacun.e.s à leur manière, a été réuni pour aborder ces questions. Alexandra Tobelaim, metteure en scène et directrice du NEST - conceptrice du projet  / Fabienne Aulagnier- co-conceptrice et directrice de prodution / Claire Ruffin, La Cie L'insomnante /Julien Marchaisseau, metteur en scène et Adrien Maufay, scénographe, La Compagnie Rara Woulib / Arianna Cecconi, anthropologue et Tuia Cherici, vidéaste / Sophie Langevin, metteure en scène, Cie JUNCTiO

 

 

LA COMPLAINTE DES ORCHIDÉES

INSTALLATION
3'27''

Les orchidées sont placées face au monde, aux fenêtres des maisons. Elles sont les observatrices de notre monde. Elles sont les témointes de nos comportements. Elles ne bougent pas, deviennent invisibles et peuvent ainsi nous observer en toute liberté. C'est un monde en soi, inconnu de la plupart. Les orchidées sont repérées dans les rues et mises en jeu. Le texte est diffusé par un haut-parleur.

 

LA COMPLAINTE DES ORCHIDÉES #1
273 JOURS
Jean-Philippe Rossignol

Extrait: "Vous êtes en avance, non? Ou alors je retarde un peu? Je ne reconnais pas tous les visages, certains oui. Je me suis réveillée il y a quelques minutes. C’est comme si je sortais des profondeurs. Connaissez-vous le rapport des orchidées au sommeil? Nos longues absences. Car notre vie a son revers de la médaille. La beauté nous tue de l’intérieur. La floraison est un combat. Après la magnificence en public, nous devons nous consolider, faire une grande pause, recharger en secret nos éléments nutritifs. Ce travail est vital. Je viens de dormir 9 mois. 273 jours de sommeil. D’une traite."


Conception et voix Sophie Langevin Texte Jean-Philippe Rossignol Scénographie Sophie Langevin et Adrien Maufay de la Cie Rara Woulib

La complainte des orchidées a été conçu et créé pour EKINOX. 
EKINOX est un projet initié par le NEST
/Centre Dramatique National du Nord-Est à Thioville dans le cadre la Capitale de la Culture Européeene ESCH22. Ce projet en deux volets (equinoxe de mars et de septembre) cherche à explorer le sommeil et le vaste continent des rêves. Une expérience totale, à la fois cérébrale et sensorielle, artistique et scientifique. Un collectif d’artistes, chacun.e.s à leur manière, a été réuni pour aborder ces questions. Alexandra Tobelaim, metteure en scène et directrice du NEST - conceptrice du projet  / Fabienne Aulagnier- co-conceptrice et directrice de prodution / Claire Ruffin, La Cie L'insomnante /Julien Marchaisseau, metteur en scène et Adrien Maufay, scénographe, La Compagnie Rara Woulib / Arianna Cecconi, anthropologue et Tuia Cherici, vidéaste / Sophie Langevin, metteure en scène

ELLE AVAIT LA MAIN DE SA FILLE DANS LA SIENNE

 

Performance de 6 '


Conception, writing, performance Sophie Langevin / credit photo Jon Campfens / Production Junctio
Performed at OCAD Toronto, Room# 334

 

Extrait de la critique de l’artiste Simone Jones, Toronto 2022

"Dans la vie, le sens n'est pas instantané. Le sens se découvre dans ce qui relie et ne peut exister sans développement. Sans une histoire, sans un déroulement, il n'y a pas de sens. "Berger, John, "Appearances : L'ambiguïté de la photographie "

Dans la performance de Sophie Langevin "Elle avait la main de sa fille dans la sienne", l'artiste adopte une position statique pendant une durée de trois heures. Mise en scène comme un tableau, la pose offre au spectateur l'image d'une femme en plein vol qui tend la main pour protéger son enfant invisible. L'immobilité de la pose est fortement influencée par la photographie. Pourtant, contrairement à une photographie, où les spectateurs sont positionnés comme des observateurs, nous sommes invités à vivre cette œuvre comme une rencontre. En apparence, l'œuvre fonctionne comme du théâtre, mais il y a une différence importante : cette œuvre est mise en scène pour un seul public. Les spectateurs individuels enfilent des casques avant d'entrer dans l'espace de la performance. La voix d'une femme (c'est la voix de la figure statique) décrit une situation où elle doit retirer son enfant d'une relation abusive. Les spectateurs peuvent se déplacer dans la pièce de la manière de leur choix : ils peuvent s'approcher de la figure, la contourner ou garder leurs distances. L'histoire qui se déroule dans les écouteurs, et le caractère physique brut de la présence de la femme, rapproche le public de sa détresse, mais suggère aussi fortement un avenir. Le temps, bien qu'apparemment figé, continue. La narration forme un tissu conjonctif entre le moment de la décision de la femme et l'avenir possible que cette décision représente.

L'espace physique de la rencontre entre l'interprète et le spectateur crée une intimité où l'observation est incarnée plutôt que purement visuelle.L'insistance de Langevin sur la présence partagée implique le spectateur dans un événement qui se déroule en permanence.

 

COLLABORATIOnS

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MISES EN SCÈNE - sélection


 

APPHUMAN, Ian De Toffoli et Sophie Langevin

Création 2020/2022

 

Conception Sophie Langevin et Ian de Toffoli / Mise en scène Sophie Langevin / Texte Ian de Toffoli / Dramaturgie Mikaël Serre / Scénographie & costumes Marie-Luce Theis  / Création lumières Mathias Roche / Création sonore Rajivan Ayyappan / Vidéo Anne Braun / Assistant mise en scène Jonathan Christoph  / Avec Denis Jousselin, Renelde Pierlot, Luc Schiltz, Pitt Simon et Garance Clavel 
Production Les Théâtre de la Ville de Luxembourg Coproduction Théâtre de Liège; Festival Impact Theatertage Rheinlang-Pfalz /Staatstheater Mainz

Dans un mélange de théâtre et de science, AppHuman pose la question de l’humain face à la technologisation massive du monde, avec tout ce que cela implique : la fusion de l’homme et de la machine à travers les algorithmes qui gèrent les réseaux sociaux et les smartphones, l’abolition des vies privées, la surveillance de masse, l’uniformisation de nos sociétés, ainsi que l’usage que font les entreprises technologiques des données personnelles et surtout, la question des biais et de l’éthique dans un monde de plus en plus régi par des systèmes automatisées.

AppHuman se veut comme une expérience ludique et sérieuse à la fois, comme une étude de cas fictive, comme une parabole de ce qui attend l’humanité dans les prochaines décennies, si la numérisation et technologisation rampante du monde n’est pas soumise à une critique fondamentale des pouvoirs publics.


La presse

Dans une pièce dense, l'auteur Ian De Toffoli et la metteure en scène Sophie Langevin évoquent les affres d'un monde où l'erreur n'est plus qu'occasionnellement humaine et où l'homme a confié la responsabilité de ces actes aux machines qui l'entourent. Si la dystopie technologique est parfois un brin didactique, le théâtre devient ici un espace de négociation où se jouent les devenirs possibles de l'humanité. Jeff Schinker,Tageblatt

1080_dossier_de_diffusion_apphuman.pdf

LES FRONTALIÈRES, TERRA INCOGNITA

Création 2021

 

Concept, mise en scène et mise en onde : Sophie Langevin / Écriture collective  Conseils dramaturgiques : Frank Feitler, Mani Muller / Scénographie et costumes : Peggy Wurth / Assistante à la mise en scène et traduction Claire Wagener / Lumières : Nico Tremblay / Vidéo Jonathan Christoph / Création sonore Emre Sevindik / Avec Aude-Laurence Biver, Bach-Lan Lê-Bà Thi, Nora Koenig, Andrea Quirbach / Collaboration : Christophe Sohn (LISER), Jean-Louis Schlesser (ASTI)  / Production : Escher Theater / Coproduction : La Compagnie du Grand Boube ; Staatstheater Mainz
Soutien Ville de Luxembourg ; LISER – Luxembourg, Institut of Socio Economic Research / Partenaires : ASTI – Association de Soutien aux Travailleurs Immigrés.

200.000 frontaliers passent la frontière de notre pays chaque jour pour se rendre à leur travail puis s’en retournent le soir chez eux. Ils représentent près de 45 % des travailleurs, on les appelle la main d’oeuvre frontalière. Ils et elles sont de la Grande Région. Les frontalières sont 70620 femmes; ces femmes viennent de Belgique, d’Allemagne et de France. Elles passent en moyenne une heure à l’aller et au retour dans leurs voiture ou dans les transports en commun. Elles sont célibataires, en couple, avec ou sans enfants. Elles occupent principalement les secteurs du Commerce, de la santé, mais travaillent aussi dans les activités liées à la finance, aux assurances et dans les services administratifs. Qui sont-elles et comment vivent-elles cette vie ? Une vie passée entre deux pays.
Nous avons rencontré une cinquantaine de femmes aux parcours très différents et nous leur avons posé des questions sur leur vie, sur leur histoire, sur leurs sentiments d’appartenance, sur leurs ressentis ici et là-bas, sur la gestion familiale, sur les préjugés, sur la culture.  
Ces vies de frontalières sont-elles différentes qu’on soit belge, allemande, française ou luxembourgeoise expatriée ?

Imprégnées de tous ces parcours, nous avons dessiné 4 portraits, 4 femmes de 4 nationalités qui différentes vivant dans les 3 pays frontaliers. 4 chroniques de vie frontalière pour une rencontre avec une identité toute singulière. 4 parcours pour rendre visibles ces femmes que nous connaissons si peu. 4 parcours qui interroge notre devenir commun.

1070_presse_dletzebuerger_land.pdf1075_dossier_de_presse_les_frontalieres.pdf

REVOLTE, Alice Birch

Production 2018/2019

 
 
 

Texte Alice Birch / Traduction Sarah Vermande / Mise en scène, scénographie, réalisation film Sophie Langevin / Assistante mise en scène Marylène Andrin / Costumes Sophie Van Den Keybus Création sonore Emre Sevindik / Lumières Nico Tremblay / Vidéo Jonathan Christoph / Images Jako Raybaut avec  Agnès Guignard, Francesco Mormino, Leila Schaus, Pitt Simon et en alternance Denis Jousselin / Une production du Théâtre du Centaure. Co-production Opderschmetz / Avec le soutien du Ministère de la Culture et du Fonds Culturel National
Sélectionné par la Fédération des Théâtres pour le Festival d’Avignon 2019, programmation Grand Est et Luxembourg

C’est une sorte de manifeste féministe, une révolte furieuse, puissante et drôle contre l’oppression symbolique et réelle du genre féminin en son corps et son statut. Elle incite à penser nos rapports intimes, professionnels et politiques entre les hommes et les femmes dans notre société du XXIe siècle. Alice Birch explore les façons dont le langage, l’attitude et les comportements ont défini et confiné les rôles, la sexualité, les corps et les modes de fonctionnement des femmes dans le monde.

C’est un appel à la conscience et à examiner sans détours comment les femmes sont contenues dans la société par des oppressions que nous ne voyons presque pas. Elle démonte les mécanismes de pouvoir et de soumission et fait entendre, à la lumière crue, les désastres des images, pensées et stéréotypes véhiculés sur la femme consentante, le viol, la virginité, le porno. Elle montre enfin avec force la violence faite aux femmes dans le cadre familial, ses répercussions en héritage de destruction et d’anéantissement. Comment inventer un nouveau monde sur les vestiges d’une si vieille oppression ? La réponse de Alice Birch : RÉVOLTE !

1973. Le linguiste féministe Robin Lakoff écrit : "Les femmes éprouvent une discrimination linguistique de deux façons : dans la façon dont on leur apprend à utiliser le langage, et dans la façon dont l’usage général de la langue les traite."


La presse

Ici, les femmes se rebellent. Cette fois-ci, c’est le vagin qui gobe et non le pénis qui pénètre, c’est elle qui tiendra le sablier du plaisir et lui ne sera plus le maître du temps. Par ce renversement, ces saynètes drôles et grinçantes dévoilent un autre langage, implicite et violent, d’hommes qui façonnent le monde – et les femmes – selon les volontés suprêmes dictées par leurs pulsions. En questionnant l’enjeu capital du langage, Révolte pose celui de nos représentations. 
Youness Boussena, "Sur les scènes du Off, les femmes reprennent le pouvoir", Marianne

Sophie Langevin fait une mise en scène tout à fait clinique : murs blancs, couloirs comme au stade pour séparer les personnages, costumes de tissu et de plastique blanc. L’ensemble de la représentation est d’une radicalité et d’un tranchant implacables. Les personnages sont tantôt les porteurs tantôt les victimes d’une révolte qui grandit. La ligne mise en place et suivie par Sophie Langevin dénote un talent singulier. Gilles Costaz, "Radicalité féministe", Web Théatre

Cette Révolte menée de main de maître par Sophie Langevin bouscule les codes et propose une adaptation forte, audacieuse et douloureusement drôle du texte féministe de la jeune dramaturge britannique Alice Birch. Sans aucun doute une des réalisations les plus intenses et superbement exécutée de la saison. Fabien Rodrigues, "Être une femme", d'Lëtzeburger Land

L’oeuvre qui émerge est à la mesure des enjeux que constitue la place de la femme dans notre société : elle bouscule les habitudes, s’immisce en profondeur dans les réflexes conditionnés et y pose une multitude de minuscules charges explosives. Florent Toniello, Woxx

 

 

1081_rp_avignon_revolte.pdf

LA DISPUTE, Marivaux

Production 2018

 
 
 

Mise en scène Sophie Langevin / Dramaturgie Youness Anzane / Scénographie et Costumes Anouk Schiltz / Création sonore Rajivan Ayyapan / Création lumière Daniel Zelzac / Assistant mise en scène Jonathan Christoph / Chorégraphie Emmanuela Iacopini / Avec Robin Barde, Nicole Dogue, Jérôme Michel, Christophe Ratandra, Elsa Rauchs, Jeanne Werner et la voix de Luc Schiltz,
Production Théâtre National de Luxembourg / Coproduction CAPE/Ettelbrück

Controverse philosophique ou perversion? De riches aristocrates pour leur amusement ou leur questionnement existentiel, décident d’enfermer quatre jeunes gens pendant vingt ans, à l’écart de la société pour assister à une expérimentation en « live ».
Sujet de leur expérience : qui de l’homme ou de la femme a été le premier inconstant ? Bat les cartes ; Le serpent et la pomme sont remis en jeu.
L’homme qui a en a décidé ainsi est un Roi (puisque son fils est prince), et c’est à son fils « Le Prince » qu’il offre cette expérience post mortem, car vingt ans se sont écoulés. Le Prince décide donc, pour trouver une issue à la « dispute » qui l’oppose à sa courtisane ; Hermiane, d’ouvrir les portes de ce monde fermé qui doit représenter « le commencement du monde ». Ce « commencement du monde » qui peut donc fournir la preuve du pouvoir de l’inné sur l’acquis et qui peut juger de la constance du monde et de l’inconstance des rapports.
Le monde du Prince vit une fin de siècle, la fin d’un monde. La dégénérescence guette, à l’image de cette classe des ultra-riches d’aujourd’hui qui ne savent plus quoi inventer pour se sentir sans doute encore vivants. C’est l’ennui total, le vide, le désir qu’ils ont assassiné. Ils recherchent le goût de la vie sans savoir qu’ils le tuent par leur toute puissance. Au « commencement du monde » se cacherait l’humanité et la pureté ? Et c’est au contact de l’autre et de la société que la perversion ferait surface… J.J Rousseau se fait entendre.


La presse

Le jeu des six acteurs est impeccable et résolument jouissif – une joie que le spectateur partage d’autant plus qu’il se trouve dispersé aux quatre côtés de l’arène pour une immersion maximale. Jeff Schinker, "The game of monogamy", Tageblatt

Comme déjà pour ses autres mises en scène, Sophie Langevin regorge d’idées et a un œil pour l’esthétique. Josée Hansen, "Narcissisme et vanités", d'Lëtzebuerger Land

 

 

BIENNALE D'ARCHITECTURE DE VENISE 2014

 
 
 

Modernity, loved, hated or ignored?

Comment la modernité s’est-elle imposée dans notre quotidien ?
Quel regard portons-nous sur les bâtiments que nous côtoyons chaque jour ?
Rejet, appropriation ou indifférence ?
Nous  proposons une plongée dans les archives du Luxembourg mais surtout un voyage à travers les évènements qui témoignent de la confrontation de l’homme à la modernité.
A la manière de l’agent Dale Cooper débarquant en terre inconnue dans la petite ville frontalière de Twin Peaks dans la célèbre série de David Lynch, Jane Doe arrive à Luxembourg.
5 enquêtes l’attendent. Toutes poursuivent le même objectif : retracer le chemin sinueux suivi par les hommes dans leur insatiable quête de nouveauté. 5 parcours croisés dans le temps et dans l’espace, construits en allers retours entre tradition et modernité.
Chacune des informations recueillies au fil des enquêtes sont des éléments isolés formant autant d’histoires parallèles qui finissent par s’assembler dans un puzzle géant.

Curateurs Stéphanie Laruade, Bohumil Kostohryz, Sophie Langevin / Commissaire Fondation de l’Architecture et de l’Ingénierie / Le comité d’experts Joseph Abram, Jill Mercedes, Gabriele Diana Grawe, Nico Steinmetz, Tatiana Fabeck, Andrea Rumpf / Collaborateurs  Architectes  Matej Spacek, Vojta Dvosak, Alexandre Kopoev / Montage Image Amin Jaber / Créateur Lumière David Debrinay / Montage technique Denis Jousselin / Informaticien Frantisek Veseli / Traduction Annicka Shapiro / Gestion Electrique Bruno Vahalik

 

 

 

LA NUIT JUSTE AVANT LES FORÊTS, Bernard-Marie Koltès

Production 2011

 

Mise en scène  Sophie Langevin / Scénographie Sophie Langevin et François Dickes  / Création sonore  André Dziezuk / Création Lumières David Debrinay / Régie Fabrizio Leva / Assistante mise en scène Cecilia Guichart / Avec Denis Jousselin
Production  Théâtre du Centaure de Luxembourg  / Soutien de La Ville de Luxembourg, Ministère de la Culture, Fonds Culturel National
Création 2010/ Festival d’Avignon 2011

 « Je ne conçois un avenir que dans une espèce de déséquilibre permanent de l’esprit, pour lequel la stabilité est non seulement un temps mort, mais une véritable mort. » Bernard-Marie Koltès

Ce soliloque est une longue dérive urbaine qui dit l’impossibilité de s’ancrer, l’instabilité, la quête et/ou le rejet d’une vie normée, la dichotomie entre le jour et la nuit, l’espoir d’un échange. "C'est une quête d’un dialogue improbable dans la nuit urbaine ; des êtres condamnés qui tentent de dépasser leur solitude , « de mauvais payeurs » dans le commerce des sentiments qui sont incapables de dominer leur désir et cachent leur besoin déchirant d’amour en le criant dans un désert trop peuplé ; des destins « illicites » dans des lieux « non homologués » où l’on s’attend à être frappé ; des étrangers qui ne sont pas à leurs places ici ».


La presse

Radicale. La première définition qui vienne à l’esprit à la fin de la performance de Denis Jousselin, une heure et quart d’un monologue quasi immobile. Josée Hansen, d'Lëtzebuerger Land

Dans un espace noir comme un tableau de Soulages, Denis Jousselin seul en scène, époustouflant : par les mots, il conjure l’absence et le manque. Josée Zeimes, Le Jeudi

Il faudrait tous les jours des discours d’une nuit juste avant les forêts pour que l’on prenne davantage conscience de certains personnages, pour qu’on apprenne à comprendre la solitude de quelqu’un que la société semble avoir oublié. Mike Robert, Tageblatt

PERFORMANCES


 

PAPESSE

Production 2022 / Projeten
Concept et direction artistique : Stéphane Ghislain Roussel 

 

https://vimeo.com/648616433/22a931597e

La papesse Jeanne est un personnage légendaire, qui, au IXᵉ siècle, aurait accédé à la papauté en se faisant passer pour un homme. Son pontificat est généralement placé entre 855 et 858. L’imposture aurait été révélée quand elle aurait accouché en public lors d’une procession de la Fête-Dieu. Inspirée par un texte de la philosophe française Émilie Hache, porté ici par l’actrice Sophie Langevin, la vidéo Papesse explore la contemporanéité de cette figure, en interrogeant, de manière radicale, la place des femmes dans l’Église chrétienne et l’intégration du polythéisme.

Concept et direction artistique Stéphane Ghislain Roussel / La Papesse Jeanne  Sophie Langevin / Caméra Paula Onet / Musique Hildegard von Bingen, « O ignee spiritus » / La voix de l’ange Véronique Nosbaum / Costume La compagnie du costume – avec les bons soins d’Anne-Marie Schwartz / Maquillage  Claudine Moureaud / Production PROJETEN

BABA VANGA

Production 2020 / Projeten
Concept et direction artistique : Stéphane Ghislain Roussel

https://projeten.eu/?portfolio=11-11-02-baba-vanga

Le projet de Lam Lai, compositrice originaire de Hong Kong, et basée aux Pays-Bas, est de programmer une série de performances qui seront toutes données le 02.02.2020, et rassemblées sur une plateforme web (tous les genres artistiques sont convoqués). L’idée étant que chacune de ces performances soit donnée en un lieu géographique correspondant à un fuseau horaire. Ainsi, à travers cette singulière cartographie, la mappemonde sera traversée par autant de formes données au moment d’entrer dans les heures du 2 février 2020 (date formant un palindrome). 11.11.02. Baba Vanga, interprétée/performée par Sophie Langevin, se penche sur la figure du médium et des oracles, rassemblant une série de prédictions qui viennent de médiums présents dans l’histoire des cinq continents et qui offrent toutes et tous une vision ou la réponse à une question relative au 2 février 2020 ou au mois de février. La performance sera filmée et diffusée sur la plateforme 02.02.2020 créée par Lam Lai et sur le site de PROJETEN.

Concept et direction artistique Stéphane Ghislain Roussel / Vidéo Paula Onet / Performance Sophie Langevin / Assistant video Jonathan Christoph / Recherches André Roussel
Production PROJETEN

INfO

fr / en

CONTACT


info@junctio.lu
 

Sophie Langevin, direction artistique : sophielangevin@junctio.lu | tel : 00352 661 840 767
Rébiha Djafar, administration de production : admin@junctio.lu | tel : 0033 (0) 6 81226647
Kalaiselvi Lecointe : Diffusion : junctio@saperli-popette.fr | tel : 0033 (0) 674606486

 



La Compagnie JUNCTiO a été créé en 2022,
 



Crédits

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Identité Graphique : Esther Noyons
Photos : Bohumil Kostohryz et Sofie Knijff

 


 

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JUNCTiO est signataire de la Charte de Déontologie pour les structures culturelles rédigée par le Ministère de la Culture (2022)

 


BIOGRAPHIES

Sophie Langevin – Direction artistique

Metteuse en scène, comédienne et performeuse, elle travaille entre le Luxembourg, la France et la Belgique. Elle s’est formée au Conservatoire de Luxembourg, à l’Ecole du Théâtre de l’Ombre à Paris et à la Kleine Academie de Bruxelles.

Elle a débuté sous la direction de Marc Olinger, directeur du Théâtre des Capucins de Luxembourg et a été comédienne permanente au Centre Dramatique Nationale de Saint Etienne (France) en 1996/1997. Elle a joué dans plus d’une soixantaine de pièces contemporaines et classiques sous la direction entre autres de Lotfi Achour, Louis Bonnet, Daniel Zerki, Gilles Granouillet, Pascal Antonini, Charles Muller, Eric Domenicone, la Cie Octavio, la Cie Iota , Myriam Muller, Martin Engler, Jérôme Konen, Renelde Pierlot, Carole Lorang, Anne Simon, le Collectif Bruxellois Transquinquennal. Depuis 2020, elle travaille avec le metteur en scène Stéphane Ghislain Roussel comme performeuse pour des portraits qui se déploient sur une plusieurs années, dont les premiers sont Baba Vanga et Papesse.

Avec Jako Raybaut, elle a mis en scène des courts-métrage de fiction (Biouel, Schmol, Côtes Sauvages) primés dans des festivals internationaux, ainsi que des Portraits d’artistes plasticiens.

Entre 2005 et 2007, elle travaille avec Richard Brunel, Marja-Leena Junker, Laurent Hatat, Patrice Kerbrat et La Compagnie de marionnettes La SOUPE pour qui elle a depuis réalisé les capsules vidéo pour Je Hurle (2019). Par goût de l’écriture contemporaine, elle met en scène L’homme assis dans le couloir de Marguerite Duras, Je ne suis jamais allé à Bagdad de Abel Neves, Les Pas perdus de Denise Bonal, La nuit juste avant les forêts de Bernard-Marie Koltès, Hiver de Jon Fosse, Histoires de Famille de Biljana Srbljanovic, À portée de crachat de Taher Najib, Illusions de Ivan Viripaev et REVOLTE (Revolt.She said.Revolt again) de Alice Birch, specatcle selectionné par la Fédération des Théâtres de Luxembourg pour le Festival d’Avignon en 2019.

En 2014, elle rencontre l’architecte Stéphanie Laruade et le photographe Bohumil Kostohryz. Elle les rejoint pour créer le projet du Pavillon luxembourgeois de La Biennale d’Architecture de Venise 2014 intitulé « Modernity, loved, hated or ignored ? ». Ce travail lui donne envie de "sortir" la création des théâtres.

En 2017, à l'invitation du Théâtre National de Luxembourg, elle met en scène dans des formats décalés deux pièces : Il faut qu’une porte soit ouverte ou fermée d'Alfred de Musset et La Dispute de Marivaux.

En 2019, elle entame des projets de créations documentaires. Aux Théâtres de la Ville de Luxembourg, avec l’auteur Ian De Toffoli, elle créé AppHuman, un spectacle sur l’Intelligence Artificielle. Au Escher Theater, elle met en scène la vie des frontalières au Luxembourg avec la pièce Les frontalières,Terra Incognita, dans une version scénique et sous forme de podcasts. En mai 2019 elle participe à une pépinière à projets de la Commission internationale du Théâtre francophone, en Suisse. En 2021, elle a rejoint l’équipe de création d’EKINOX ; le projet du NEST (CDN de Thionville Grand Est) pour la Capitale de la Culture Esch22 et réalise dans ce cadre plusieurs pièces et installations sonores et performatives. La première, L’appartement qui ne dormait pas, est une installation performative pour 8 acteurs et 4 pièces de 20 minutes.

A la rentrée 2021/22, elle sera directrice artistique et metteure en scène avec Alexandra Tobelaim et Fabienne Aulagnier de EKINOX II - La Fête des rêves, installée sur le territoire de Aumetz (Coproduction NEST/Centre Dramatique Nationale de Thionville et Esch22)
L'automne sera consacré à l'écriture et au développement des Portraits en chambre avec une résidence à Montréal - elle est invitée par le Centre des Auteurs Dramatiques (CEAD) au Festival de la Salle des Machines où elle présentera son travail et poursuivra avec un laboratoire de recherche en dramaturgie et en développement du projet avec la metteure en scène Solène Paré. Elle poursuivra ce travail en résidence d'écriture à la Kulturfabrik de Esch-sur-Alzette.
En janvier/février, elle sera comédienne dans Tomber du monde de la Cie Ersatz, mise en scène de Camile Panza, au Théâtre de Liège et les Halles de Schaerbeek de Bruxelles.
En avril-mai, elle signera la mise en scène de Un homme sans but de l'auteur norvégien Arne Lygre, au Théâtre National de Luxembourg.
En juin, elle reprendra le rôle de Mater dans Pas un pour me dire merci de Renelde Pierlot, au Escher Theater.

 

JEAN-PHILIPPE ROSSIGNOL - ÉCRIVAIN

Écrivain, il est l'auteur de Vie électrique (Gallimard, 2011) et Juan Fortuna (Bourgois, 2015). Son prochain livre paraît chez Bourgois en février 2023.
Ses textes explorent les relations entre le corps, la cartographie et les langues. Lauréat de la Bourse Cioran, il prépare un livre sur Elio Vittorini et la Sicile.
Comme auteur, il participe à des ouvrages collectifs et catalogues d'exposition, parmi lesquels Opéra Monde, Zones blanches, récits d'exploration ou Echo of the Unknown.

Critique d'art et de littérature pour des journaux (Le Monde des livres, Libération) et des revues (art press, Transfuge, Mouvement), il s'intéresse aux formes, déplacements esthétiques et explorations qui proposent des "contre-récits" au monde contemporain et sa tentation d'uniformiser le réel.
Éditeur de fiction pendant quinze ans à Paris (Flammarion, Payot & Rivages), il a crée une collection de littérature et édité la revue de littératures allemandes Litterall, dont le dernier numéro (n°28, 2021) porte sur les Expériences du corps.

En octobre 2021, il a programmé et coordonné le festival de littératures étrangères Zones sensibles - Lettres d'Europe et d'Ailleurs, à Brest, Paris et Vincennes.
Il travaille avec le collectif de design Les Presses Pondérées (Paris), avec lequel il a conçu et élaboré en 2022  le numéro 4 Faux/Fake de la revue de design RADDAR, co-édité par le Mudac de Lausanne et T&P Work UNit
Traducteur, avec Lucie Lamy, il donne à lire en octobre 2022 le recueil blues en noir et blanc/blues in schwarz weiss de May Ayim, poétesse afro-allemande, publiée pour la première fois en français par Ypsilon éditeur.

Il travaille avec JUNCTiO, plateforme de créations conçue par la metteuse en scène Sophie Langevin, au Luxembourg.
Il lit en public lors de Nuits de la poésie et performe le solo Tennis again.

 

STÉPHANIE LARUADE - ARCHITECTE

Etudie à l’Ecole d’Architecture de Paris Val de Seine et à la Faculté d’architecture de Prague.
Obtient en 2001 le diplôme d’architecte DPLG.
A collaboré durant 2 ans au sein du CEFRES de Prague (Centre français de recherche en sciences sociales) pour la préparation de son mémoire consacré aux grands ensembles de logements de la période socialiste à Prague et à Berlin. Obtient pour cette étude la bourse du conservatoire des Arts et métiers de Paris et la bourse Lavoisier du Ministère des affaires étrangères français.
Participe pendant 2 ans au sein de l’agence d’urbanisme Jan Sedlak à l’élaboration du Plan de Sauvetage de la réserve historique de Prague et de Cesky Krumlov et au PAG de la ville de Prague.
S’installe à Luxembourg en 2003 et collabore avec le bureau michel petit architecte.
Fonde en 2011 sa propre agence d’architecture et d’urbanisme à Luxembourg.
L’atelier LARUADE architecture & urbanisme développe une pratique multidisciplinaire orientée vers l’architecture, l’urbanisme et la recherche. Il s’interresse plus particulÉièrement à la question de l’aménagement urbain et de l’habitat, dans toute sa dimension, de l’énoncé des règles urbanistiques à la réalisation concrète de logements individuels et collectifs. A travers ses projets d’aménagement urbains, il recherche les conditions optimums à la création de quartiers vivants et intégrés à leur environnement.
Lauréat de l’appel à projet lancé par le Ministère de la Culture pour la conception et la réalisation du Pavillon Luxembourgeois à la 14ème
biennale d’architecture de Venise, il réalise à Venise, à Luxembourg et dernièrement à la cité Radieuse de Le Corbusier de Briey l’exposition “Modenity, loved, hated or ignored?”.


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